« L’étuve à l’eunuque ! » La tristesse est si chère, et tombe dans le vin. On plonge en cocktail, nos âmes nagent à la vitesse de chair. L’heure est lourde, le verbe si attiré par la pierre. J’ai hâte de graver dans le marbre le mythe du Moi. Plus on est doux, plus le gris tient. Le flottement lent du Destin, le battement des cœurs maudits, le vide à nos verres, le soleil noir dans l’air.

- Ceci est un message de l’esprit, - la voix me fascine, - je suis ta vie.
- Mets un peu de miroir sur ta langue, - je désire la rime.
- Un petit miroir est dans mon grand sac, - elle m’anime.
- Il ne faut pas dire n’importe quoi, - j’entends mille violons.
- Je t’assure, j’ai le petit miroir d’une matière très pure, - elle essaie de m’expliquer le romantisme des fées dépressives.
- Il y a tout dans ton sac hurluberlu.
- Il n’y a rien dans ta tête montagnarde.
- Tu es bavarde, mais tu ne dis rien !
- Je bois ton vin.
- Un peu de miroir sur ta langue, et tout devient blanc.
- Je ne serai plus jamais vierge.
- Tiens !